Une bûche qui paraît sèche en surface ne l’est pas forcément jusqu’au cœur. Après quelques jours de pluie, un stockage insuffisamment ventilé ou simplement un séchage trop court, le bois peut conserver une quantité d’eau importante. Il peut malgré tout prendre feu et donner l’impression de chauffer correctement. Pourtant, brûler régulièrement du bois trop humide n’est pas sans conséquence pour un poêle, un insert ou une cheminée.Tout dépend évidemment du niveau d’humidité. Une bûche ayant légèrement repris l’humidité après quelques jours dehors n’a rien à voir avec du bois fraîchement coupé.
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Pourquoi le bois humide brûle-t-il moins bien ?
Lorsqu’une bûche brûle, une partie de l’énergie produite doit d’abord servir à évaporer l’eau qu’elle contient. Plus le bois est humide, plus cette étape demande d’énergie. Une quantité plus faible de chaleur est donc réellement disponible pour chauffer la pièce.
La combustion devient également moins franche. Le bois peut avoir davantage de mal à prendre, produire une flamme irrégulière ou dégager plus de fumée. C’est notamment pour cette raison que la qualité du combustible joue un rôle aussi important que celle de l’appareil. Choisir un bois de chauffage de qualité comme celui vendu par Energie Bois, suffisamment sec et correctement stocké, permet d’obtenir une combustion plus régulière et de profiter davantage de l’énergie contenue dans chaque bûche.
Quelques bûches légèrement humides peuvent-elles endommager un poêle ?
Mettre occasionnellement une bûche légèrement humide dans un foyer ne va généralement pas provoquer une détérioration immédiate de l’appareil. Le problème apparaît surtout lorsque cette pratique devient habituelle.
Une combustion à température trop basse favorise la formation de résidus. Les fumées contiennent davantage de vapeur d’eau et de composés qui peuvent se condenser sur les parois du foyer ou dans le conduit. Petit à petit, des dépôts se forment et peuvent participer à l’encrassement de l’installation.
Sur un appareil doté d’une vitre, un noircissement rapide peut d’ailleurs constituer un premier indice. Une vitre qui devient très sombre après seulement quelques flambées peut signaler une mauvaise combustion, même si d’autres facteurs comme le réglage de l’arrivée d’air doivent également être vérifiés.
Le conduit de cheminée est lui aussi concerné
Les conséquences du bois humide ne se limitent pas au poêle ou à l’insert. Lorsque les fumées arrivent dans le conduit à une température insuffisante, certains composés peuvent se condenser et participer à la formation de dépôts de suie ou de goudrons.
À long terme, un conduit fortement encrassé fonctionne moins bien et nécessite davantage d’entretien. Dans les situations les plus défavorables, une accumulation importante de dépôts combustibles peut également augmenter le risque de feu de cheminée.
Le ministère de la Transition écologique recommande l’utilisation d’un combustible de qualité et indique notamment que le taux d’humidité des bûches ne devrait pas dépasser 20 %. Un bois suffisamment sec favorise ainsi une combustion plus efficace tout en limitant les émissions polluantes et les dépôts liés à une mauvaise combustion.
Comment savoir si une bûche est suffisamment sèche ?
L’aspect extérieur donne déjà quelques indications. Un bois correctement séché est généralement plus léger qu’un bois fraîchement coupé et présente souvent de petites fissures aux extrémités. Deux bûches sèches frappées l’une contre l’autre produisent également un son relativement clair.
Certains signes pendant la combustion doivent aussi attirer l’attention : la bûche produit beaucoup de fumée avant de réellement s’enflammer, de l’eau ou de la mousse semble apparaître à ses extrémités; le feu a du mal à monter en température et la vitre du poêle noircit anormalement vite.
Pour obtenir une mesure plus précise, un humidimètre peut également être utilisé. La mesure doit idéalement être effectuée sur une face fraîchement fendue afin d’évaluer l’humidité présente au cœur de la bûche plutôt qu’à sa surface.
Que faire avec du bois encore un peu trop humide ?
La meilleure solution reste tout simplement de patienter. Le bois doit être placé sous un abri protégeant de la pluie tout en laissant circuler l’air. Il vaut mieux éviter de l’enfermer complètement sous une bâche étanche, car l’humidité pourrait rester emprisonnée autour des bûches.
Brûler exceptionnellement une bûche légèrement humide n’endommagera donc pas forcément un appareil. En revanche, utiliser continuellement du bois insuffisamment sec réduit le rendement du chauffage, augmente l’encrassement et dégrade la qualité de la combustion. Attendre quelques semaines ou quelques mois supplémentaires est souvent beaucoup plus intéressant que de vouloir brûler son stock trop rapidement.